Elle regrette un regard encore social et remarque que le hip hop nest pas dissocié des problèmes de production et de diffusion qui existent dans le spectacle vivant. Avec des difficultés pour des artistes émergents, confrontés à quelques festivals de niche ou de grands plateaux. Et despérer des rencontres, des échanges pour décloisonner des milieux et des hiérarchies. La porte-parole du Moovement, Jihène Grey, nous a dailleurs parlé dans ce sens de la récente démission de Benjamin Millepied, à lOpéra de Paris. Chloé Le Nôtre :-Pourquoi dailleurs les Rencontres sappellent-elles Rencontres des Cultures Urbaines? Lune des différences avec les débuts à La Villette, il y a vingt ans, est par ailleurs que les compagnies féminines occupent, très naturellement, une part non négligeable de laffiche et que la rencontre entre lhomme et la femme est devenu un sujet naturel. Aucun des spectacles phares de Street Festival ne vire à la démonstration de force masculine. Au contraire, on y verre, plus que jamais, des formations féminines, comme les Swaggers ou la troupe Paradox-Sal, chorégraphiée par ousmane Sy aka Babson. : Conseil et réservation de spectacles sur Paris et proche banlieue 2020 Les Francophonies-Des écritures à la scène-Est-ce que vous considérez que beaucoup dartistes ont été obligés au départ de faire des concessions?
Chaque jour, la rédaction des Echos répond à votre besoin dune information fiable et vous aide à prendre les meilleures décisions. La même année, Mourad Merzouki collabore sur divers projets audiovisuels. Il participe notamment au documentaire Entre Ciel et Terre dÉric Ellena et assure le conseil artistique du téléfilm Ceux qui dansent sur la tête, réalisé par Magaly Richard-Serrano, intégrant plusieurs scènes de danse inspirées de Boxe Boxe et interprétées par 8 danseurs du CCN. Ce téléfilm remporte le prix de la meilleure réalisation et du meilleur espoir masculin au festival de la fiction de La Rochelle.
Nous vous invitons à engager cette réflexion avec nous et à faire un point sur les enjeux et les difficultés rencontrées par le mouvement hip hop les 20 et 21 juin 2006 à lINJEP. Pour revenir à votre question, cest vrai que nous le maître mot ce serait plutôt louverture, il nous semble que la culture qune manière générale cest justement un fabuleux outil douverture sur les autres, sur le monde, et quévidemment tout ce qui a tendance à se refermer, à se cloisonner, à se vivre en circuit fermé. Cest quelque chose que a priori, vous connaissez mieux que nous la dialectique du hip hop et des institutions qui est un jeu complexe, et on naidera jamais directement un groupe de danse hip hop, de danse urbaine directement, on pourrait pas le faire ça. Dans le cadre de la 3ème université dété des danses issues de la culture hip hop, le Pôle culture de lINJEP organise en collaboration avec ses partenaires deux journées de rencontres et de réflexion sur : Lyon : 13 octobre 2019 à lespace Albert Camus à Bron Si on prend le jazz qui était une culture dite minoritaire, qui est devenue une espèce dacadémie, qui a pris ces lettres de noblesse, et bien ensuite il y a eu le rock qui sest positionné dans le même domaine, minoritaire, rejeté. Etc. Et puis qui après a trouvé un statut même sil est pas complètement abouti si on prend les musiques amplifiées tout ce qui a été fait les 20 dernières années cest autour du rock. Bon, il a été reconnu, et bien aujourdhui cest le rap et demain ça sera autre chose. Je pense que cest peut-être la loi des genres, de ne pas être reconnu parce quémergent, parce que bousculant, amenant les institutions ou les genres établis à poser leur regard ailleurs, donc à changer leur regard, à changer leur mode de travail etc. A un moment ça simpose, on change et ça devient aussi quelque chose dinstitué. Quand sur les danses urbaines on aura des diplômes détat danse urbaine, et les gens travaillent là-dessus, on rentre dans une forme dacadémisme, et bien un jour ou lautre il y aura dautres gens et souvent des jeunes qui eux se reconnaîtront pas pour 36 raisons dans lacadémisme et qui aussi auront envie de trouver une voie différente qui correspondra plus à ce quils sont, soit en tant que vivant sur un territoire soit en tant que catégorie jeune avec toute lambiguïté dêtre entre deux états celui de la lutte dintégrer un boulot..etc. Et celui de lenfant qui est complètement éduqué. Veuillez activer Javacript puis recharger cette page-Mourad Merzouki : La démarche de la compagnie cest quoi, cest comme je te disais tout à lheure. Cest si maintenant on propose à hip hop comme il est attendu, cest à dire si maintenant en fond de scène je te mets un graff et je me mets au platine avec la casquette sur la tête, tu vois les gens lont vu, ça a été intéressant, fut un temps Black Blanc Beur la fait cétait génial, moi jétais cloué tellement cétait fort mais par contre à un moment donné il faut développer ça, évoluer à ce niveau là. Par rapport à ça, nous on a pris le parti de dire il faut arriver à innover, à essayer de proposer des choses où des cultures vont sentrechoquer, musicalement, artistiquement, scéniquement, humainement, ce que tu veux et donc cest un parti quon a depuis le début. Par exemple avec Käfig quand on a travaillé avec une danseuse classique, ça nous a complètement ouvert les portes parce que cétait un dialogue différent. Ensuite pour Récital, ce qui ma donné envie de travailler sur ce rapport là, cest que simplement, pour moi le récital, le violon, machin, cest quelque chose qui est complètement étranger, je suis né en France, jai grandi en France, jai jamais joué au violon, jai jamais été dans un récital, si tu veux par rapport à la société comme elle est faite aujourdhui, jen veux à personne mais cest comme ça. Si tu veux par rapport à ça, moi javais une image du récital, du monde du récital, je me disais le récital cest pour les friqués, cest pour des gens qui sont dune certaine classe sociale, qui nont rien à voir avec nous. Dun autre côté les autres ont une image du hip hop, je le dis, je lai interprété comme ça, je le dis parce que je lai entendu, cest gens là disent ah mais le hip hop ces petits jeunes de quartiers, ces petits délinquants avec la moustache et la casquette, bon je caricature mais ça a été très souvent des images très dures. Jaurais pu trouver un intérêt dans un Récital si javais connu mais javais pas eu la chance de connaître à ce moment là, du coup, deux mondes complètement parallèle, deux mondes qui nont rien à voir, comment les faire se rapprocher et quels risques on a de se faire rapprocher ces deux mondes là, et cétait lenjeu, le pari. Et en fait cétait darriver à déstabiliser à la fois la danse hip hop, parce quon est dans un espace de récital avec un côté quoi, tu as vu les pupitres comment ils sont placés, avec des violons.. Et toutes ces choses là pour nous cétait un peu comment on va vivre tout cela, comment on va vivre cet espace là qui nest pas le nôtre. Et en même temps musicalement il y a eu des réflexions sur une écriture et un contenu qui aussi soit tel qui petit à petit mène la danse tout en ayant la possibilité davoir un musicien, parce que ça sappelle récital donc il fallait du live donc du coup, ça a été complètement déformé au fur et à mesure. Et en fait la fin de lhistoire cest quon a été dans un récital, on a fait une espèce de parodie avec des violons dont on ne savait pas jouer, on la transformé à notre manière, finalement on a complètement déliré dans cet espace là, en même temps on la respecté parce quon na pas joué au tennis avec les violons, on la respecté et cétait notre manière dapprocher cet espace là. Cétait une tentative pour rapprocher deux mondes qui a priori nont rien à voir.