Je le met un peu dans le même bac que l bleue et christiane truc 13 piges droguée prostituée. Flash de la première piqûre, le grand voyage du se cache une réflexion tout à fait actuelle sur le fanatisme et la liberté des peuples. Es el Monte Sinaí, que indica la ascensión de Moisés hasta la experiencia de la Zarza Ardiente en el Yo Soy Ese Yo Soy y el descenso de nuevo a la Tierra para guiar a sus semejantes a lo largo. Image de couverture : Ramesh PathaniaMint Getty Images Mais il ny arrive pas. Il me fait signe de laider.
28 Richard Bach: Jonathan Livingston le goéland, Paris, Flammarion Librio, 1973. Charles dans son récit nest pas hypocrite il est juste et honnête, il se dévoile a coeur ouvert, nhésitant pas a se dénoncer dans ses excès et les erreurs injustifiable quil a pu commettre sans jamais mettre la faute sur la drogue. 10 Alexandre Grondeau : Génération H, op.cit, page 202.
piston, en arrière. Un peu de sang rougit lintérieur de la seringue. Lair satisfait, le type sinjecte alors tout le mélange, range vite ses affaires et se recouche, tourné du côté du mur. Il ne bouge plus. Un peu décontenancé, je pose mon sac sur une paillasse qui me paraît inoccupée et je reviens vers lui. Je le secoue. Oh! dis? Tu es seul ici? Il ny a pas de patron? Il tourne la tête vers moi et murmure que si, il doit être en haut, ou dans le jardin, il ne sait pas. Je suis son conseil et je monte au deuxième. Là aussi, il y a des dortoirs, tous aussi sales, tous aussi puants. Dans lun, un gros rat me passe entre les jambes. Mais il ny a personne. Je monte au troisième. Même décor avec, en plus, un autre type tout pareil à mon drogué du premier étage, tout aussi immobile. Jarrive sur la terrasse. Là encore, il y a des paillasses, du côté couvert de tôle ondulée. Il neige toujours. Enfin, je vois une silhouette debout. Cest un grand vieil homme très maigre avec une barbiche et des cheveux gris tout ébouriffés. En bas il a un pantalon turc en toile, très large, des savates aux pieds et en haut, une veste européenne. Il farfouille je ne sais quoi autour dun tas de détritus. Il tourne vers moi un regard placide en entendant mes bottes sur le sol. Cest vous, le patron? dis-je en anglais. Y es. Heu Je peux minstaller? Où vous voulez. Je hasarde : Mais où? Cest vide. Il fait un vague geste de la main. Ce soir répond-il. Cest combien? dis-je. Une lira sur la terrasse, deux liras en bas. La lira vaut environ 40 à 45 centimes. Et il ajoute sans que je lui aie rien demandé : On paie quand on veut. Manger? lui dis-je encore. Où peut-on manger? 37 Effarant le voyage de!Je pense que dans son livre, Je le regarde, fasciné. Je me penche un peu et je lis, sur la boîte, ce mot : Méthédrine. Cest, je le sais, un excitant puissant, genre Maxiton. Intrigué par le récit dun polonais, Slawomir Rawicz, qui dit sêtre évadé du Goulag et avoir réalisé cette traversée dans A marche forcée, Sylvain Tesson, pas têtu, a décidé de tenter laventure pour vérifier la vraisemblance de cet exploit. Je pousse la porte et jentre dans un couloir noir et sale avec, au bout, une porte qui donne sur un jardinet en friche plein dordures entassées. Tout cela sent effroyablement mauvais. Dabord stridents, puis se transformant peu à peu en une longue plainte épouvantable, qui vient du fond de la gorge, qui monte, monte, qui sarrête et reprend, sans arrêt. Mais cest notre gosse! dis-je. Cest sa voix. Tu crois? répond Guy. Tu es fou Si, je tassure, écoute. Autour de nous dautres dormeurs se sont réveillés et, relevés sur leur coude, écoutent eux aussi. Les cris viennent damont, de trois ou quatre bateaux audessus de nous, semble-t-il. Cest par là que le gosse nageait hier, dis-je à Guy. Tu as raison, cest bizarre. Allons voir. Nous nous retrouvons sur le quai, dans les premiers rayons de soleil. Le plus vite possible, nous remontons la berge du fleuve. La voix, maintenant assourdie, nous guide. Elle se tait bientôt, dans une sorte de râle. Plus rien Mais nous navons plus besoin quelle nous dirige. Sur le pont du quatrième bateau au-dessus du nôtre, des hommes et des femmes sont attroupés, penchés. Ils sont une dizaine. Cest certainement là que cela se passe. Nous sautons sur le pont, nous approchons. Et alors, au milieu du groupe, nous voyons une scène infernale. Un homme, un couteau ensanglanté à la main, est penché sur un petit corps couché en travers du pont, à même le plancher. Deux autres maintiennent le corps bras en croix et un troisième lui fixe solidement les hanches, agenouillé sur la jambe droite. Le gosse a la tête renversée de côté. Il est blanc comme un linge. Il est évanoui. Cest notre petit revendeur. Personne maintenant na plus besoin de tenir aussi sa jambe gauche. Elle est coupée au-dessus du genou En deux ou trois mouvements adroits, lhomme achève de 142 I POUR moi, le chemin de la drogue a commencé par un éclat et la femme de Bichnou. Ils ne me laissent tomber ni lun ni lautre. Dès mon retour, Krishna a réapparu et je vois son bon visage souriant se pencher sur moi. La femme de Bichnou, elle, me prépare, des petits plats, le plus français possible. Et elle y parvient presque. Bien entendu, jai droit aussi aux merveilleuses tartes de son mari. Jai envoyé Krishna déposer une lettre au Centre culturel. Jy réclame du secours. Un médecin français vient me voir. Je crois bien que cest le docteur Armand si mes souvenirs sont exacts, celui qui est déjà venu me voir à lhôpital. Il me prescrit des médicaments de cheval. Très charitable, il essaie aussi de me remonter le moral, mais ça cest une autre affaire! Il me fait promettre de me soigner sérieusement. Après son départ, je fouille dans ma ceinture portefeuille et je fais mes comptes Tragique. Je nai plus que cent cinquantecinq roupies en tout et pour tout. Je dois déjà soixante roupies à Bichnou pour la location des mois derniers, jamais réglés. Jestime que je vais en avoir pour au moins quinze à vingt roupies de médicaments. Et ma drogue, alors, avec quoi vais-je la payer? Le temps est bien fini où je pouvais aller faire du trafic. Dabord, je peux à peine marcher. Et puis, surveillé comme je le suis, comment agir? Je me passerai donc des médicaments. Je me soignerai à ma manière. La morphine est devenue trop chère pour moi. Je vais donc faire ce que fait un drogué quand il est à sec. Je vais passer au maximum aux excitants. À la méthédrine. Jenvoie Krishna men acheter une quantité importante. Avec quand même un flacon, un seul, de morphine, que je tâcherai de faire durer. Au bout dune huitaine de jours, retapé par les soins des Bichnou, je peux recommencer à sortir. Je fais une petite 424 32 Alexandre Grondeau : Génération H, op.cit, pages 65-66, 78-81, 300 On se retrouve en face dun vrai glossaire de la drogue de tous genres, tout y est minutieusement répertorié, du mode de consommation à suivre aux divers effets quelles peuvent générer. Cependant, ce qui peut paraître comme un récit incitant à la consommation de substances illicites devient par la suite le parfait manuel anti-drogue qui décourage tout téméraire voulant sy mettre.