{"id":3129,"date":"2020-09-25T14:16:30","date_gmt":"2020-09-25T14:16:30","guid":{"rendered":"http:\/\/shyamalarmy.com\/home\/?p=3129"},"modified":"2020-09-21T22:50:56","modified_gmt":"2020-09-21T22:50:56","slug":"rencontre-charles-duchaussois","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/shyamalarmy.com\/home\/2020\/09\/25\/rencontre-charles-duchaussois\/","title":{"rendered":"Rencontre Charles Duchaussois"},"content":{"rendered":"<p>Cela a dur\u00e9 quelques secondes, une vingtaine peut-\u00eatre, mais cela me laisse pantelant, la t\u00eate qui tourne, une lassitude merveilleuse dans tous le corps. Mais bon jai plein de scan darticle de journal de l\u00e9poque dans ce style : \u00e0 tout \u00e7a en pleine jeunesse ; et si je devais avoir quelques ennuis, 10 livres qui inspirent au Voyage LApprentie Voyageuse ca se lit mais bof ce livre ne joue pas dans la meme division Pour en savoir davantage, y compris comment contr\u00f4ler les cookies, voir : Liste de livres sur lInde, le N\u00e9pal et le Tibet the Big Snail Le Livre de la Jungle 1894 et Le second Livre de la Jungle 1895 <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/catalogue.gazette-drouot.com\/images\/perso\/lot218x180b\/LOT\/85\/23427\/125.jpg\" alt=\"rencontre charles duchaussois\" align=\"left\"> Il sourit de toutes ses dents. Bien s\u00fbr, monsieur. Mais alors, cest le juge que je devrais voir, pas vous. Cela revient au m\u00eame, monsieur, dans notre pays. Ah! bon! tr\u00e8s bien. Mais je nai pas de permis de s\u00e9jour. Le voici. Il me tend un visa en bonne et due forme pour trois mois. Trois mois? Je nen ai jamais eu autant! Non, vraiment, tout cela est curieux, tr\u00e8s curieux. Mais je verrai bient\u00f4t ou tardivement si ce que je soup\u00e7onne est vrai, ou si mes soup\u00e7ons sont encore un tour que me joue ma folie. \u00c0 savoir : \u00e0 mon avis, on ne me remet en libert\u00e9 que parce que lenqu\u00eate a \u00e9chou\u00e9 et pour cause, je ne le sais que trop. En fait, ils sont toujours persuad\u00e9s que je suis un trafiquant de drogue et ils veulent me donner loccasion de me compromettre moi-m\u00eame. Jen suis s\u00fbr, ils vont me suivre partout o\u00f9 jirai. Bien entendu, je ne dis rien de tout cela. Et cest en souriant que je reprends mes papiers et mon beau visa de s\u00e9jour tout neuf. On a pouss\u00e9 lamabilit\u00e9 jusqu\u00e0 mettre \u00e0 ma disposition une voiture de la police qui me conduit chez moi et me laisse \u00e0 ma porte. Deux policiers maident \u00e0 monter. Je nai quune envie, me coucher, me faire un shoot et adieu la r\u00e9alit\u00e9! Je regarde partout. On a tout visit\u00e9, cest visible, mais tout a \u00e9t\u00e9 remis en place. Je vais \u00e0 ma pharmacie, elle est intacte : toutes mes drogues y sont. Alors seulement jouvre la fen\u00eatre et je regarde. Je ne croyais pas \u00eatre fix\u00e9 si vite : sur le trottoir den face, deux civils qui nont vraiment pas lair de civils font les cent pas exp\u00e9rience avec ses tripes, \u00e0 c\u0153ur ouvert, lesprit et le corps charg\u00e9s de \u03b1\u03bd\u03c4\u03c9\u03bd\u03bf\u03c0\u03bf\u03c5\u03bb\u03bf\u03c3 \u03b4\u03b9\u03ba\u03b7\u03b3\u03bf\u03c1\u03bf\u03c3 \u03ba\u03b1\u03c4\u03b5\u03c1\u03b9\u03bd\u03b7 Simply FaShionFreaks. Flash ou le grand voyage, de Charles Duchaussois Ma toute petite culture Une tr\u00e8s belle surprise, il nous entra\u00eene dans une p\u00e9riode fascinante, avec un anti-h\u00e9ros qui fera encore parler de lui! On attend la deuxi\u00e8me partie de cette histoire, de ce point de non retour.. Je men souviens comme si c\u00e9tait hier, un grand type mince et sec, avec les cheveu fris\u00e9 et une petite barbe, un vrai hippie mais a l\u00e9poque je ne savais pas ce que c\u00e9tait le look hippie. Quil est rempli de billets enroul\u00e9s, serr\u00e9s les uns sur les autres. Je compte f\u00e9brilement. Il y a l\u00e0 exactement 2 000 roupies indiennes, soit environ 1 000 F. Une vraie petite fortune. \u00c7a alors! Cinq minutes avant, je cherche \u00e0 piquer du fric dans la chambre de trois types, jen sors bredouille. Sur ce, je vais pisser et je d\u00e9couvre 2 000 roupies indiennes! Bon, largent, \u00e7a na pas dodeur. Je me reboutonne, je mets le cylindre dans ma poche, et je retourne dans ma stalle o\u00f9 je mallonge, commen\u00e7ant d\u00e9j\u00e0 \u00e0 mettre au point mon plan de d\u00e9part pour la montagne. Je ne suis pas l\u00e0 depuis dix minutes que jentends des pas, beaucoup de pas, monter dans lescalier. \u00c7a fait d\u00e9j\u00e0 un moment dailleurs que jentends du remuem\u00e9nage et des \u00e9clats de voix en bas, \u00e0 la r\u00e9ception. \u00c7a a d\u00fb commencer quand j\u00e9tais aux douches. Inquiet, je regarde la porte ouverte. Et je vois passer deux flics. Il ne manquait plus que \u00e7a! Sils me voient, sils me demandent mes papiers, ils vont tout de suite se rendre compte que je nai plus de visa, membarquer et mexpulser vers lInde. Et \u00e7a ce serait la catastrophe. Dans l\u00e9tat dintoxication o\u00f9 je suis, en Inde, o\u00f9 la drogue est interdite, je suis fichu, je cr\u00e8ve tout de suite dans dhorribles souffrances. Et je ne peux m\u00eame pas esp\u00e9rer monter de coups pour me procurer morphine et m\u00e9th\u00e9drine, je ne suis m\u00eame plus en \u00e9tat de faire \u00e7a. La panique me prend. Cette fois, pas de doute, ils font une rafle dans lh\u00f4tel. Je suis bon Je me rallonge, le c\u0153ur battant la chamade, je ferme les yeux et jattends le cyclone. Mais cest curieux ce qui se passe Un flic entre bien dans le dortoir, me voit bien je lobserve, bl\u00eame, entre mes paupi\u00e8res entrouvertes mais il sen va aussit\u00f4t. Quest-ce que \u00e7a peut bien signifier? Par contre, ils sont tous r\u00e9unis maintenant dans la chambre en face, celle de lIndien. LIndien est avec eux et je lentends bramer en anglais, quil sest fait voler 2 000 roupies et quil les avait cach\u00e9es dans un cylindre en bois cousu dans sa paillasse. 283 Dailleurs quand on commence a bien connaitre le livre apr\u00e8s mainte et mainte lecture, on le per\u00e7oit sur certain sujet, comme ses passages ou il est m\u00e9decin dans les montagne et soignes des pathologie extraordinaire avec du coton et de la gaze et un shoot de p\u00e9nicilline. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.digitalavecrktyg.cf\/media\/cache\/car_medium\/uploads\/2018\/07\/03\/renevx154117-pro.jpeg\" alt=\"rencontre charles duchaussois\" align=\"center\"> POSTFACE SUR cette question, sach\u00e8ve la confession de Charles Cest \u00e9trange comme la simple allusion \u00e0 cet h\u00f4pital devant lequel je suis pass\u00e9, plusieurs fois par semaine, pendant des mois, me fait soudain prendre conscience de la r\u00e9alit\u00e9. Une de ces piq\u00fbres qui vous rappelle que les mots ne sont pas que de lencre jet\u00e9e sur le papier, que les images ne sont pas quune illusion derri\u00e8re un \u00e9cran. Laventure humaine, la d\u00e9ch\u00e9ance de Charles Duchaussois est une r\u00e9alit\u00e9 pour nombre dindividus encore aujourdhui. Tous ne sont pas pass\u00e9s par Katmandou et rares sont ceux qui reviendront de leur grand voyage. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/duchaussois.com\/photos\/PORTRAIT\/portrait11.jpg\" alt=\"rencontre charles duchaussois\" align=\"center\">  Pour lactiver \u00e0 nouveau, suivez, puis actualisez cette page. Quel autre choix il avait avec un pere aussi ecrasant et qui naimait pas trop son fils? du client, etc. Il est tout de suite daccord. Parfait, lui dis-je. Voici comment je vois le sc\u00e9nario. Moi, demain apr\u00e8s-midi, je vais voir le Canadien. Je lui dis que jai trouv\u00e9 un revendeur capable de r\u00e9unir vingt ou vingtcinq kilos de haschisch, vingt peut-\u00eatre seulement parce que la police veille, les temps sont durs, etc. Et que nous avons rendez-vous avec lui en d\u00e9but de soir\u00e9e, demain toujours. \u00c0 sept heures, nous nous retrouvons tous ici, toi, Yvon, moi, et le Canadien. L\u00e0, il sagirait \u00e0 la fois de lui faire peur et de le mettre en confiance, tout \u00e7a bien s\u00fbr, pour le troubler le plus possible. Tu nous emm\u00e8neras chez toi, dis-je encore \u00e0 Neiman. Chez toi, ce sera une chambre dh\u00f4tel, un petit h\u00f4tel du quartier. Mais on sy rendra en faisant des d\u00e9tours, en surveillant sans cesse \u00e0 gauche, \u00e0 droite, derri\u00e8re, comme si on avait peur d\u00eatre suivis. Une fois dans la chambre, \u00e0 toi de jouer. Dabord, tu r\u00e9p\u00e9teras, que vingt-cinq kilos, cest dur, tr\u00e8s dur \u00e0 trouver, que tu vas essayer. Que tu risques gros, mais que cest bien pour moi que tu fais \u00e7a, car tu me connais depuis longtemps. Dailleurs, tu ne veux avoir \u00e0 faire qu\u00e0 moi, tu ne parles qu\u00e0 moi. Pas au Canadien. Toi tu ne le connais pas. Tu te m\u00e9fies. Tout \u00e7a pour faire s\u00e9rieux, tu comprends? Il comprend. Il rit franchement. Je poursuis : Apr\u00e8s, tu me demandes \u00e0 moi comment il veut, lui, son haschisch. En poudre ou en barres? En combien de paquets? etc. Puis on r\u00e8gle lhistoire du prix. Tu me demandes largent, \u00e0 moi, dis-je, mais pas \u00e0 lui. Cest tr\u00e8s important pour la suite. Ensuite, tu dis que tu vas te mettre \u00e0 la recherche des vingt-cinq kilos, que tu vas pr\u00e9parer la valise. Et \u00e0 dix heures du soir, on se retrouve sur la place, au coin de Gulhane Park. Toi, tu arrives en taxi, avec ta valise, remplie de sable, ou de sciure, enfin, de ce que tu veux, pourvu que \u00e7a p\u00e8se lourd. Et on file ensemble vers le lieu du march\u00e9, dans le m\u00eame taxi. 63 Le mieux, \u00e0 mon avis, est que je descende \u00e0 Baalbeck pour commencer, histoire de t\u00e2ter le terrain du c\u00f4t\u00e9 du marchand. Salima fait des pieds et des mains, d\u00e8s quelle est au courant, pour obtenir lautorisation de maccompagner. Son p\u00e8re finit par y consentir. Mais le matin du d\u00e9part, il me confie un revolver dordonnance de la cache et une quinzaine de balles. Charles, me dit-il, m\u00e9fie-toi. On ne sait jamais ce quil peut arriver. Surtout que tu voyages avec une fille. Les hommes dans la vall\u00e9e sont des boucs en rut. Les neuf dixi\u00e8mes dentre eux sont priv\u00e9s de femmes puisque ce sont les riches qui les accaparent. Sois prudent. Rien ne doit arriver \u00e0 Salima, ni \u00e0 toi. Nous nous embrassons. Irada pleure. Elle sait que nous nen avons que pour quelques jours, mais elle est inqui\u00e8te. Bient\u00f4t, le sac au dos, le gros revolver fourr\u00e9 sous mon blouson, le canon pass\u00e9 dans la ceinture, tenant Salima par la main, je suis en route vers Baalbeck. Salima est dans un \u00e9tat de joie indescriptible. Elle gambade \u00e0 mon c\u00f4t\u00e9 comme un cabri et chante \u00e0 tue-t\u00eate. Moi, heureuse, heureuse, r\u00e9p\u00e8te-t-elle sans arr\u00eat. Je lui ai appris quelques mots de fran\u00e7ais et, bien s\u00fbr, elle sait aussi dire : Je taime. Elle me le r\u00e9p\u00e8te \u00e0 chaque lacet de la route. \u00c0 petites \u00e9tapes, nous descendons vers la ville. La nuit, nous couchons sous un arbre. Salima est si petite que nous entrons tous les deux \u00e0 la fois dans mon sac de couchage. En g\u00e9n\u00e9ral, \u00e0 midi, nous d\u00e9jeunons dans une auberge et le soir nous piqueniquons autour dun feu. Enfin, Baalbeck est en vue. Alors, quand nous sommes arriv\u00e9s aux premi\u00e8res maisons, je marr\u00eate au bord de la route et je dis \u00e0 Salima : Tu as bien compris ce que ton p\u00e8re a dit? Elle fait oui de la t\u00eate. Ce que son p\u00e8re lui a dit, cest le plan de travail. Il est simple, dailleurs : nous allons descendre \u00e0 lh\u00f4tel. Elle my attendra et moi, jirai chez le marchand. Une journ\u00e9e et une nuit \u00e0 Baalbeck devraient suffire. Dans une ruelle du centre, nous trouvons une petite auberge 26 Malek est un petit gar\u00e7on qui ne peut compter que sur lui-m\u00eame. Tr\u00e8s vite, le destin lui arrache son p\u00e8re et d\u00e9pouille sa famille de ses terres et de son honneur. Il ne reste que l..  .<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre charles duchaussois<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/shyamalarmy.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3129"}],"collection":[{"href":"http:\/\/shyamalarmy.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/shyamalarmy.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/shyamalarmy.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/shyamalarmy.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3129"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/shyamalarmy.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3129\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3130,"href":"http:\/\/shyamalarmy.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3129\/revisions\/3130"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/shyamalarmy.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3129"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/shyamalarmy.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3129"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/shyamalarmy.com\/home\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3129"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}