V. La place Vendôme etlarue de la Paix. 225 VI. La rue de la Concorde et léglise de la Madeleine. 230 CHAPITRE IX. Cette cnapelle les reliques de sainte Opportune. Les miracles de cette sainte ayant attiré une multitude de pèterins. Et Louis-ie-Bègue ayant fait à Hildebrand donation des terres voisines, on remplaça la chapelle par une église entourée dun vaste cloître et qui reçut un chapitre de chanoines. Louis VII lui donnâtes seigneurie, censive et justice sur tous les prés et marais jusquà a Montmartre. Léglise fut reconstruite au xm siècle et ne cessa point, jusquà sa destruction en 1793, dêtre en grande vénération. Sa principale entrée était rue de lAiguillerie. Un reste du mur du cloître existe encore dans la rue de la Tabletterie. 4LHosptce des jMCtMa6!M-FMMtMs. En 1637, une veuve, Marguerite Rouillé, un prêtre, Jean Joullet, et le cardinal de la Rochefoucauld fondèrent cet hospice pour les pauvres des deux sexes attaqués de maladies incurables, ou, comme le dit lordonnance de fondation, pour ceux qui, privés de fortune et de secours, nont pas même la consolation dentrevoir un terme aux maux dont ils sont affligés. En 1803, on transféra les hommes dans le faubourg SaintMartin, et létablissement est resté affecté aux femmes, dont le nombre sélève à six cents. Dans léglise est le tombeau du cardinal de la Rochefoucauld, de Camus, éveque de Belley, du financier Lambert, commis dun tré-
3. La place de la Bastille et les boulevards. 89 La Bastille. La colonne de Juillet. Le boule-La rue Vivienne resta une route à travers champs pendant tout le moyen âge. Quelques maisons y furent construites dans le xvi siècle, et elle prit alors son nom de la famille ftwtt, qui y possédait de grands terrains; mais ce nest quà lépoque où la construction du Palais-Royal recula les remparts de Paris jusquaux boulevards actuels quelle commença réellement h être habitée. Le cardinal Mazarin y fit construire un immense et magnifique palais, qui occupait lespace compris entre les rues Neuve-des-Petits-Champs, Richelieu, Colbert et Vivienne, et il y rassembla dincroyables richesses, cinq cents tableaux des plus grands peintres, quatre cents statues de marbre, de bronze, de porphyre, tout ce que la Grèce et lancienne Rome avaient eu de plus précieux, a une bibliothèque de quarante mille volumes rares, etc. Cest dans la grande galerie où étaient entassées ces richesses, qui lui valurent tant de malédictions, que, dans les dernières années de sa vie, il se promenait enveloppé dans sa robe de camelot, en disant Il faut quitter tout cela! M A sa mort, ce palais fut partagé en deux hôtels, qui existent,encore. Le premier, qui garda le nom de.Mfttt, avait son entrée principale rue Neuve-des-Petits-Champs il fut donné au duc de la Meilleraye, époux dune nièce du cardinal, et devint en 1719 lhôtel de la Compagnie des Indes. Quelques années après, on y établit la Bourse, plus tard le contrôle général des finances, et enfin, pendantla révolution, les bureaux du trésor public. Depuis que le ministère des finances villa; les fouilles faites en ce lieu dans le siècle dernier ont amené la découverte de deux bassins ou réservoirs qui paraissaient correspondre avec un aqueduc venant de Chaillot. Au xtv siècle, la partie voisine de la rue Saint-Honoré était occupée par lhôtel dArmagnac, qui appartenait au célèbre connétable massacré en 1418 lemplacement du jardin était traversé par le mur denceinte de Charles VI, qui partait de la place des Victoires et aboutissait dans la rue SaintHonoré à la rue du.Rempart. Auxvi siècle, lhôtel dArmagnac était devenu lhôtel de Rambouillet et avait dans son voisinage lhôtel deMercœur. En 1634, le cardinal de Richelieu acheta ces deux hôtels 1 et fit abattre la partie du mur de la ville qui les avoisinait. Cinq ans après, il fit construire sur ce vaste emplacement, daprès les dessins de Lemercier, une habitation très-irréguiière et qui navait rien de monumental, mais dont Fintéricur était magnifiquement décoré et distribué, où toutes les merveilles du goût et des arts avaient été prodiguées. La porte principale était décoréedes armes de Richelieu avec cette inscription, objet de scandale pour les grammairiens, qui épuraient alors si rigoureusement notre langue Pa!aM-Ca.rdMa. Outre une chapelle, dont les ornements étaient en or massif, outre une bibliothèque, des collections de tableaux, de statues, dantiquités, de curiosités naturelles, les parties les plus importantes de ce palais étaient à droite, deux galeries lune, peinte par Philippe de Champaigne et représentant les grandes actions du cardinal lautre, ornée des portraits des hommes illustres de la France, peints par Champaigne, Vouet et dEgmont à gauche, une salle de spectacle qui pouvait contenir trois mi:le personnes Elle étoit réservée, dit Sauva, pour les comédies de pompe et de parade, quand la profondeur 1 La famille Rambouillet fit bâtir alors le fameux hôtel Ramhouillet de la rue Saint-Thomas-du-Louvre. Des mesures permettant de favoriser la sortie de la prostitution telles que la remise dimpôts ou des aides en matière de logement sont concevables. De même nom, arc de triomphe élevé par la ville de Paris à Louis XIV en d672, pour célébrer la conquête de la Hollande. Ce beau monument, qui touche à la perfection et qui malheureusement se trouve, enterré entre les deux boulevards voisins, esttœuvre de lingénieur Blondel; les sculptures sont des frères Anguier, a été transféré rue de Rivoli, cet hôtel fait partie e la B.ibliothèque impériale. Le deuxième hôtel, formé du palais Mazarin, prit le nom de Nevers et fut donné au marquis de Mancini il devint sous la Régence le siège de la banque de Law et avait alors sa principale entrée rue Vivienne il fut acheté par le régent en 1731 et destiné à la bibliothèque du roi nous en reparlerons. La rue de la Barillerie a pris son nom des barils quon y fabriquait dans le temps ou Paris était environné de vignobles renommés. Nous avons dit ailleurs 1 que cest, avec les rues de la Calandre et du Marché-Palu, la plus ancienne voie de la ville, puisque probablement elle a été traversée l Voy Ht. Gén. De Paris, p 4.
A langle méridional de la rue aux Fers et adossée à légtiso des Innocents était une charmante fontaine qui datait du xiii siècle, mais qui fut reconstruite en 1830 par Pierre Lescat et décorée par Jean Goujon. A lépoque de la destruction de léglise, on transporta cette fontaine avec ses ornements au milieu du marche, en ajoutant deux faces acetles de Lescot et en imitant avec bonheur les gracieuses naïades et les bas-reliefs de Goujon. Grâce à cette reconstruction, qui fut faite avec beaucoup de soin et de talent, la fon1 Voir rue Saint-Jacques, liv. III, ch In. La barrière dEnfer ouvre la grande route de Paris à Orléans. On trouve dans son voisinage lhospice de la Rochefoucauld, maison de retraite pour les vieillards, fondée en 1781, lembarcadère du chemin de fer de Scefma;; enfin, dans la cour du pavillon ouest de la barrière, la principale entrée des Catacombes. On donne ce nom aux vastes souterrains et carrières qui existent sous la plus grande partie de Paris méridional et qui proviennent de lextraction des pierres avec lesquelles on a bâti la ville. Jusquen 1775, on ne sinquiéta pas de ces excavations, faites depuis le temps des Romains et surtout depuis le xu siècle, sans soin et sans précaution; mais, des éboulements et des affaissements ayant jeté lalarme, une visite fut faite, et lon sassura que les temples, les palais et la plupart des voies publiques des quartiers méridionaux de Paris étaient près de sabîmer dans des gouffres immenses, Alors de grands travaux furent entrepris pour consolider les voûtes de ces carrières, et ces travaux, continués jusquà nos jours, ont fait disparaître toutes les craintes. Aujourdhui, la Vieille-Rue-du-Temple est la principale artère du Marais. Ce quartier, le premier qui ait été régulièrement bâti, était sous Henri IV, Louis XIU et le commencement du règne de Louis XIV, le quartier de la noblesse il devint plus tard celui de la magistrature, de la bourgeoisie retirée du commerce, et il prit de cette population paisible une renommée de calme et de placidité, mais aussi de sottise et dennui, quil na pas encore complétement perdu. Là règne, disait Mercier en 1784, lamas complet de tous les vieux préjugés. Cependant, depuis trente ans, le Marais a changé daspect; cest toujours un quartier bien aéré et bien bâti; mais il a été envahi par les fabriques soit du faubourg Saint-Antoine, soit du quartier SaintMartin, qui se trouvaient trop pressées dans ces deux grands centres de lindustrie parisienne, et, de jour en jour, son ancienne population estoMigée de sen éloigner. On trouve dans la Vieille-Rue-du-Temple groupées confusément, où les ruelles et les culs-de-sac immondes grimpaient, couraient, scntre-croisaicnt au hasard, où les cloaques infects se mêlaient à des champs de verdure, où croupissait une population de truands, de jongleurs, de tire-laines, mêlée à une population douvriers en c uir et en bois, souffrante, malingre, misérable. A la fin du xvnie siècle, cette situation nétait pas grandement changée Le faubourg Saint-Marcel, dit Mercier, est le quartier où habite la populace de Paris la plus pauvre, la plus remuante, la plus indisciplinable. Il y a plus dargent dans une seule maison du faubourg Saint-Honoré que dans tout le faubourg Saint-Marcel. Cest là que se retirent les hommes ruinés, les misànthropes, les maniaques et aussi quelques sages studieux qui cherchent la solitude. Il ny a pas là un seul monument à voir; cest un peuple qui na aucun rapport avec les Parisiens, habitants polis des bords de la Seine. Les séditions et les mutineries ont leur origine cachée dans-ce foyer de la misère obscure. La police craint de pousser à bout cette populace plus méchante, plus inflammable, plus querelleuse que dans les autres quartiers; on la ménage, parce quelle est capable de se porter aux plus grands excès. Les maisons ny ont point dautre horloge que le cours du soleil les hommes y sont reculés de trois siècles par rapport aux arts et aux mœurs régnantes. Une famille entière occupe une seule chambre, où lon voit les quatre murailles, et, tous les trois mois, les habitants changent de trou, parce quon les chasse, faute de payement du loyer. Ils errent ainsi et promènent leurs misérables meubles dasile en asile. On ne voit point de souliers dans ces demeures; on nentend le long des escaliers que le bruit des sabots. Les enfants y sont nus et-couchent pèlemêle. H Franciscains, qui y fut établi. Cette maison, qui touchait à lenceinte de Philippe-Auguste, avait pour titre Le grand couvent de lObservance de Saint-François. Son église, trèsvaste, avait été construite par saint Louis elle fut détruite par un incendie en 1SSO et réédifiée en 1388. Son grand cloître, regardé comme le plus beau de Paris, datait de 1673 cétait le collége de lordre saint Bonaventure et Jean Scot y étudièrent. U est sorti de ce couvent plusieurs papes et cardinaux mais les désordres de ces moines exigèrent souvent des réformes qui ne seffectuèrent pas sans résistance. Cétait la communauté la plus nombreuse de Paris aussi son réfectoire, bâti des dons dAnne de Bretagne, était-il trèsvaste La marmite est si grande, dit Piganiol, quelle a passé en proverbe, et le gril, monté sur quatre roues, est capable de tenir une mannequinée de harengs. N Dans ce couvent se faisaient les assemblées de lordre de Saint-Michel. Là se tinrent les États-Généraux de 1357. Sous Louis XL le frère Fradin y attira la foule par ses prédications contre les grands; et, quand on lui défendait de parler, le peuple, le couteau à la main, le forçait de monter en chaire. En 1589, la duchesse de Nemours, du haut des marches de léglise, annonça au peuple, qui lapplaudit, la mort de Henri Ht. Cette église navait rien de remarquable, mais elle pouvait rivaliser avec celle des Jacobins pour les tombes royales quette renfermait ainsi, on y avait inhumé les femmes de Philippe IU, de Philippe IV, de Charles IV, le cœur de Philippe-le-Long, et, en outre, Jean Scot, le connétable de Sai nt-Pol, que fit décapiter Louis XI, lhistorien Belleforest, les membres des familles parlementaires de Maisons, de Bellièvre, de Lamoignon, etc. Ce couvent ayant été fermé en 1790, la section dite du Théâtre-Français siégea dans la salle des cours de théologie, et un club, dit des Cordeticrs, tint ses séances dans le réfectoire. On sait quelle influence ont eue sur la révolution les résolutions de ce club fameux En ces temps incertains et stressants venez vous détendre en ma c.. Sance ou.CrMMt, à Garches, Devillas, rue du Regard. Ces trois derniers sont dus des dotations particulières. Les maisons de retraite sont tes.MeMM, La.RochcbMMMM, SaintePrrtM.
Ces particularismes locaux qui se dérégionalisent Français de nos régions very bad blagues palmashow quand on rencontre un zombie.